L’équipe valaisanne a repris contact avec la galce à Loèche-les-Bains. De nombreux joueurs sont encore à l’essai.
Centre sportif de Loèche-les-Bains. A l’extérieur, les vacanciers profitent des généreux rayons du soleil. A l’intérieur, le HC Martigny est déjà en action. Mardi, les joueurs ont enfin chaussé les patins après une préparation physique, quoique individuelle, est toujours trop longue. «La glace n’est pas très bonne», peste Bruno Aegerter. Qu’importe. L’essentiel est de pouvoir la griffer et de défier les gardiens. «Nous nous entraînons trois fois à Loèche cette semaine», explique Stéphane Python, l’entraîneur assistant. «A Martigny, la glace n’est pas encore prête.»
Premier constat: le contingent est large. Très large. Ce ne sont pas moins de vingt-neuf joueurs qui espèrent séduire le duo d’entraîneurs. «Il y a un bloc en trop», confirme Stéphane Python. «Nous avons voulu cette concurrence afin de tirer le maximum de chacun. D’ici à la fin de la préparation, nous écarterons quelques joueurs.» Deuxième constat: le français n’est pas - plus - la langue la plus couramment pratiquée. «Non», rigole l’entraîneur assistant. «Officiellement, c’est presque l’anglais qui s’impose. Mais le suisse allemand n’est pas en reste.
Toujours est-il que l’ambiance est bon enfant, que le puck passe d’une canne à l’autre en dépit de toutes les différences. «Il ne reste que cinq joueurs par rapport à la saison passée. L’équipe est jeune; elle a un tout petit plus de 21 ans de moyenne d’âge. Martigny doit être une vitrine pour eux. Eux rêvent d’évoluer en LNA. Et nous, on doit leur servir de tremplin. C’est ainsi que je conçois notre rôle, à Martigny. La LNB ne doit pas être autre chose qu’une ligue formatrice. Je constate que plusieurs clubs ont opté pour cette politique. Je m’en réjouis.»
Il est bien sûr prématuré de situer le club valaisan dans cette hiérarchie. Après tout, il ne peut que surprendre. «J’ai confiance», poursuit Stéphane Python. «Ces joueurs ont faim. De toute façon, compte tenu de notre budget, le plus petit en LNB, nous n’avions pas le choix. Le seul mot d’ordre, c’est le travail. Et le plaisir. Les deux ne sont pas incompatibles.»
Seul bémol: la préparation physique. Les joueurs étant dispersés, ils se sont entraînés individuellement selon un programme personnalisé établi par Stéphane Troillet. De toute évidence, tous ne sont pas encore au même niveau. “C’est vrai. Mais par rapport aux premiers tests, effectués il y a deux mois, certains ont déjà beaucoup progressé. Il y a eu des lacunes, certes. Mais les joueurs concernés ont tout intérét à les combler. On veut un jeu dynamique qui nécessite beaucoup de souffle. Alors…”
Mercredi, l’équipe s’est offert un bol d’air frais à Vercorin et quelques émotions fortes en sautant d’un arbre à l’autre dans la Forêt de l’Aventure. Avant de partager un repas au sommet du Crêt-du-Midi. Dans moins de dix jours, les joueurs passeront leur premier examen face à Langnau. Les places, alors, deviendront très chères…
Bruno Aegerter (entaîneur)
“Je ne connais que trois joueurs…”
Bruno Aegerter, que vous inspire le contingent mis à votre disposition?
Il est jeune. J’aurais aimé avoir davantage de joueurs expérimentés. Mais on a composé avec nos moyens. A ce jour, il y a vingt-neuf joueurs. Plusieurs d’entre eux sont à l’essai durant deux à trois semaines. J’ai voulu un contingent aussi important pour bénéficier d’un choix le plus large possible. Ainsi, on se donne plus de chance de mettre sur pied une équipe compétitive.
Travailler avec des jeunes ne doit pas vous effrayer…
Non, j’aime ça. C’est un challenge comme j’en ai déja relevé. Maintenant, mis a part Perrin, Bielman et un peu Turler, je ne connais pour ainsi dire personne. J’ai eu quelques échos de certains. Mais je ne les ai jamais vus jouer. Il me faudra 2 semaines pour porter un jugement. C’est également valable pour les étrangers.